{"id":654,"date":"2021-11-24T13:53:52","date_gmt":"2021-11-24T13:53:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/?p=654"},"modified":"2022-01-29T09:55:46","modified_gmt":"2022-01-29T09:55:46","slug":"thierrys-blog","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/en\/big-post-two\/thierrys-blog\/","title":{"rendered":"Sur les traces de Viktoria Andjel"},"content":{"rendered":"<p>Claire Fernandez, novembre 2021<\/p>\n\n\n\n<p>On cherchait depuis longtemps une destination avec maman, H\u00e9l\u00e8ne<br>Ben Atttar-Fernandez, pour un city trip toutes les deux. Alors quand Ivica nous a sugg\u00e9r\u00e9 Thessalonique, en Mac\u00e9doine grecque, la destination semblait \u00e9vidente.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est de l\u00e0 qu\u2019\u00e9tait originaire Viktoria Andjel, la grand-m\u00e8re de maman, la maman de Simone Rebecca Calef.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Simone-Calef-baby.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1117\" width=\"293\" height=\"412\" srcset=\"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Simone-Calef-baby.jpeg 561w, https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Simone-Calef-baby-213x300.jpeg 213w\" sizes=\"(max-width: 293px) 100vw, 293px\" \/><figcaption>Simone Rebecca Calef b\u00e9b\u00e9<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce voyage \u00e9tait enfin un moment de complicit\u00e9 avec maman, juste toutes les deux, dans une destination o\u00f9 tout \u00e9tait \u00e0 d\u00e9couvrir. Mais ce voyage \u00e9tait aussi doublement int\u00e9ressant pour moi\u00a0: du point de vue historique et du point de vue psycho-g\u00e9n\u00e9alogique.<\/p>\n\n\n\n<p>Viktoria Andjel, ou Victorine Angel dans la version francis\u00e9e, est n\u00e9e le 4 juin 1893 \u00e0 Salonique, alors Ottomane. Elle a v\u00e9cu \u00e0 Salonique avec ses parents Abraham Andjel (n\u00e9 \u00e0 Larissa) et Simha Kahn. A cette \u00e9poque la ville \u00e9tait ottomane, et ce jusqu\u2019en 1914.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-cover is-light\"><span aria-hidden=\"true\" class=\"has-luminous-vivid-amber-background-color has-background-dim-100 wp-block-cover__gradient-background has-background-dim\"><\/span><div class=\"wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow\">\n<p id=\"block-732360ea-a929-4d1a-9fa0-ee332cdca596\">A quoi ressemblait la vie des Juifs de Salonique et de mes anc\u00eatres en ce d\u00e9but de XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;? Pourquoi Viktoria et ses parents sont-ils partis en France&nbsp;? Pourquoi s\u2019est-elle mari\u00e9e tout de suite \u00e0 Albert Calef, alors qu\u2019elle le connaissait \u00e0 peine et qu\u2019elle n\u2019avait que 19 ans et qu\u2019il en avait 10 de plus ?<\/p>\n\n\n\n<p id=\"block-02cb6360-9da6-4c67-a9eb-c64668e52dde\">Autant de questions qui m\u2019animaient avant de partir. En comprenant mieux mon arri\u00e8re grand-m\u00e8re maternelle et son parcours, je comprendrais peut-\u00eatre mieux ma grand-m\u00e8re, Simone Rebecca, dont je porte le nom. Elle qui \u00e9tait si complex\u00e9e, qui se trouvait <em>\u00ab petite, juive et noire\u00a0\u00bb<\/em>, selon maman et ses fr\u00e8res.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Tout ce que l\u2019on savait sur Viktoria, c&rsquo;est qu\u2019elle parlait couramment fran\u00e7ais, m\u00eame avant de partir. Elle aurait peut-\u00eatre \u00e9tudi\u00e9 dans une des \u00e9coles g\u00e9r\u00e9es et financ\u00e9es par l\u2019Alliance Isra\u00e9lite Universelle qui avait pour mission d\u2019\u00e9duquer les g\u00e9n\u00e9rations de jeunes, notamment les filles. Elle aurait pris de la quinine, peut-\u00eatre \u00e0 cause du paludisme, et en \u00e9tait devenue sourde, et devra par la suite utiliser un cornet pour entendre.<\/p>\n\n\n\n<p>Viktoria s&rsquo;est mari\u00e9e le 1<sup>er<\/sup> juin 1912 \u00e0 N\u00eemes, avec Abraham (Albert) Calef, donc elle a d\u00fb arriver \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame date en France. Albert et Victorine se sont donc rencontr\u00e9s sur le bateau, elle venant de Salonique avec ses parents, lui venant de Constantinople (Istanbul). Elle lui aurait dit  : <em>\u00ab\u00a0Ne me touchez pas Monsieur \u00bb.<\/em> Il avait dix ans de plus qu\u2019elle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Mariage-Albert-Victorine-2.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1259\" width=\"260\" height=\"345\" srcset=\"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Mariage-Albert-Victorine-2.jpeg 366w, https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/Mariage-Albert-Victorine-2-226x300.jpeg 226w\" sizes=\"(max-width: 260px) 100vw, 260px\" \/><figcaption><em>Mariage Viktoria et Abraham, 1912, N\u00eemes<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Par la suite, ils eurent 6 enfants, et elle ne sortait pas beaucoup, d\u00e9pendait de son mari pour faire les courses, et a v\u00e9cu avec ses parents jusqu\u2019\u00e0 leur mort. Elle parlait jud\u00e9o-espagnol et fran\u00e7ais couramment. Elle ne parlait que jud\u00e9o-espagnol avec ses parents.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, toute la famille s\u2019est cach\u00e9e pour survivre (voir histoire de Simone Calef), sauf Simhra qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien malade et mourra en 1942, et Abraham, qui se cacha dans des sanatorium et chez des voisins.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 \u00e0 quoi a ressembl\u00e9 le <em>\u00ab\u00a0r\u00eave fran\u00e7ais\u00a0\u00bb<\/em> de ces Juifs saloniciens. Peut-\u00eatre que Viktoria aurait pu aspirer \u00e0 faire des \u00e9tudes, ou m\u00eame travailler en France. Mais sourde et avec six enfants, la vie en a voulu autrement. Peut- \u00eatre est-ce pour cela que Rebecca Simone, la derni\u00e8re n\u00e9e de Victorine et Albert, est plac\u00e9e en nourrice, \u00e0 sa naissance, et jusqu\u2019\u00e0 ses cinq ans. Peut- \u00eatre est-ce pour cela que Viktoria et Albert ne viendront pas rendre visite \u00e0 leur fille pendant ces cinq ans.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019ayant que tr\u00e8s peu de renseignements, nous ne pouvons que faire des suppositions sur leurs conditions de vie et leurs aspirations avant et apr\u00e8s leur d\u00e9part. La Thessalonique actuelle ne compte presque plus aucune trace de la <em>\u00ab&nbsp;J\u00e9rusalem des Balkans&nbsp;\u00bb<\/em> de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>Aliki Arouth, la directrice des archives juives de la ville, m\u2019avait pr\u00e9venue par t\u00e9l\u00e9phone et mail&nbsp;: <em>\"&nbsp;<\/em><em>C<\/em><em>e genre de recherche sur avant 1914 est presque toujours infructueuse.&nbsp;\u00bb<\/em> Lors de notre visite, c\u2019est dans un petit bureau en sous-sol qu\u2019elle m\u2019attend, entour\u00e9e de son ordinateur, de centaines de bo\u00eetes en carton, de cartes et de livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle m\u2019annonce tout de suite qu\u2019il n\u2019y a rien de la grande communaut\u00e9 juive de l\u2019\u00e9poque ottomane. Ou selon les mots des archives ottomanes que j\u2019ai aussi contact\u00e9es, pour \u00eatre dans les registres \u00e0 l\u2019\u00e9poque il fallait \u00eatre <em>\u00ab&nbsp;soit une personne c\u00e9l\u00e8bre, soit un criminel&nbsp;\u00bb<\/em>. On estime \u00e0 plus de 100 000 les descendants des Juifs partis de Salonique entre 1900 et 1914. Aliki me parle de plusieurs vagues d\u2019\u00e9migrations, celles d\u2019avant 1912, apr\u00e8s 1912, puis dans les ann\u00e9es 1920 et 1930. Vers la France, la Palestine, d\u2019autres pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle m\u2019a recommand\u00e9 deux livres<a href=\"#sdfootnote1sym\"><sup>1<\/sup><\/a>, de visiter le mus\u00e9e juif et de faire le tour de la ville, des anciens lieux juifs, pour avoir une id\u00e9e des conditions de vie de l\u2019\u00e9poque. Mais cette <em>Salonica<\/em> de l\u2019\u00e9poque a disparu, en partie d\u00e9truite dans l\u2019incendie de 1917, qui a ravag\u00e9 le quartier juif entre autres, et laiss\u00e9 des milliers de familles juives sans abri pendant toute la p\u00e9riode d\u2019entre deux guerres. <em>Salonica<\/em> a subi des ann\u00e9es de r\u00e9novation, de transformations et de \u00abgrequisation\u00bb, pour ne laisser plus rien ou presque de cette \u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>Au mus\u00e9e juif, maman a cherch\u00e9 une photo ou un nom qui pourrait \u00eatre celui ou celle de sa grand-m\u00e8re. Nous avons lu les noms des disparus de l\u2019Holocauste et r\u00e9alis\u00e9 deux choses\u00a0: le nom de nos anc\u00eatres \u00e9tait prononc\u00e9 (et m\u00eame \u00e9crit) Andjel et non Angel, qui a d\u00fb \u00eatre modifi\u00e9, ou francis\u00e9. Et le nom de Andjel \u00e9tait l\u2019un des noms les plus courants parmi les S\u00e9pharades saloniciens. Donc il devait y avoir des centaines de familles Andjel, comme me l\u2019a confirm\u00e9 Aliki des archives. Le nom de famille de la maman de Viktoria, Simha Kahn, ou Kohen, \u00e9tait aussi l\u2019un des plus courants. Beaucoup d\u2019entre eux ont p\u00e9ri dans les chambres \u00e0 gaz de Auschwitz Birkenau. 50 000 Juifs de Thessalonique ont \u00e9t\u00e9 extermin\u00e9s, achevant ce qui restait des communaut\u00e9s du d\u00e9but du si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, un des moments les plus \u00e9mouvants du s\u00e9jour sera notre visite \u00e0 l\u2019ancien cimeti\u00e8re juif, d\u00e9truit enti\u00e8rement entre 1942 et 1943 et d\u00e9sormais le campus de l\u2019Universit\u00e9 de Thessalonique. Le cimeti\u00e8re \u00e9tait l\u2019un des plus grands cimeti\u00e8res juifs d\u2019Europe, et les autorit\u00e9s grecques collaborant avec les Nazis ont ordonn\u00e9 la destruction de 300 000 tombes. Les pierres tombales furent utilis\u00e9es comme mat\u00e9riaux de constructions, les os dispers\u00e9s. Pour que ne reste aucune trace du tout de la pr\u00e9sence juive \u00e0 Thessaloniki. Non seulement les 50 000 Juifs qui restaient encore pendant la guerre furent d\u00e9port\u00e9s et extermin\u00e9s, mais aussi les morts, tous ceux qui avaient fait la communaut\u00e9 la plus vibrante de la M\u00e9diterran\u00e9e, et par l\u00e0 m\u00eame qui ont contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019essor de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour citer la st\u00e8le du monument \u00e9rig\u00e9 (enfin !) en 2014 pour t\u00e9moigner de la sacralit\u00e9 du lieu\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Les <\/em><em>H<\/em><em>umains ne leur suffisaient pas. Ils ont voulu d\u00e9truire m\u00eame la m\u00e9moire. Tandis qu\u2019ils \u00e9taient en train d\u2019envoyer les vivants \u00e0 leur mort, ils d\u00e9molissaient les tombeaux des morts et dispersaient leurs ossements. Ceux qui \u00e9taient enterr\u00e9s ici sont morts deux fois.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons pris un moment pour nous recueillir et appr\u00e9cier la symbolique de g\u00e9n\u00e9rations de jeunes Grecs \u00e9duqu\u00e9s sur le terreau des Juifs disparus. Mais un go\u00fbt amer nous a suivies jusqu\u2019au mus\u00e9e de la culture byzantine avoisinant. Des tombes, pour certaines datant du III<sup>e<\/sup> si\u00e8cle y sont expos\u00e9es, c\u00e9l\u00e9br\u00e9es, dans un b\u00e2timent magnifique, alors que juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 300 000 tombes plus r\u00e9centes ont \u00e9t\u00e9 profan\u00e9es, d\u00e9truites \u00e0 jamais. Maman \u00e9tait tr\u00e8s \u00e9mue de fouler ce sol du cimeti\u00e8re et a ramass\u00e9 une pierre qu\u2019elle a ramen\u00e9e pour la faire <em>\u00ab\u00a0vivre\u00a0\u00bb<\/em> chez elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que nous avons trouv\u00e9 \u00e0 Thessalonique, c\u2019est le go\u00fbt des borekas (borekitas en judeo espagnol) \u00e0 la feta (ou Kourous en grec) que cuisinait Simone, la saveur des plats mijot\u00e9s, l\u2019ambiance d\u2019une ville au carrefour de la M\u00e9diterran\u00e9e, des Balkans et de l\u2019Orient.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis le port d\u2019o\u00f9 est partie Viktoria vers 1912, j\u2019imagine dans quel \u00e9tat d\u2019esprit elle pouvait \u00eatre. Si je pouvais, je lui dirais comment, m\u00eame si elle n\u2019a pas r\u00e9alis\u00e9 son r\u00eave fran\u00e7ais, c\u2019est toute sa descendance qui lui est reconnaissante de son voyage. Rappelons-nous d\u2019o\u00f9 nous venons, et que c\u2019est une chance, une chose sp\u00e9ciale \u00e0 ch\u00e9rir, d\u2019\u00eatre <em>\u00ab&nbsp;petite, juive et noire&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote1anc\">1<\/a><em>Jewish Salonica<\/em>, de Devin I. Naar et <em>Taditions and Customs of the Sephardic Jews of Salonica<\/em> de Michael Moho<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/He\u0301le\u0300ne-et-Claire-Thessaloniki-1024x683.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1261\" width=\"464\" height=\"309\" srcset=\"https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/He\u0301le\u0300ne-et-Claire-Thessaloniki-1024x683.jpeg 1024w, https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/He\u0301le\u0300ne-et-Claire-Thessaloniki-300x200.jpeg 300w, https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/He\u0301le\u0300ne-et-Claire-Thessaloniki-768x512.jpeg 768w, https:\/\/www.tranchedesurvie.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/He\u0301le\u0300ne-et-Claire-Thessaloniki-1536x1024.jpeg 1536w\" sizes=\"(max-width: 464px) 100vw, 464px\" \/><figcaption>H\u00e9l\u00e8ne et Claire \u00e0 Thessalonique, 2021<\/figcaption><\/figure><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Claire Fernandez, novembre 2021 On cherchait depuis longtemps une destination avec maman, H\u00e9l\u00e8neBen Atttar-Fernandez, pour un city trip toutes les deux. 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