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Morts à Auschwitz



AUSCHWITZ
Vous êtes ici/HISTOIRES(S)/Georges Ben Attar/AUSCHWITZ/Page: 3/5

Survivre

Dans le cadre de l'opération survie, il ne fallait pas se faire remarquer. J'étais réduit à l'état de numéro par l'organisation et le travail concentrationnaires ; je voulais m'en sortir, je ne pensais qu'à moi, j'étais devenu impersonnel. Quand je pensais aux miens, je n'imaginais plus que l'on pouvait se retrouver après la guerre. Dans les camps, les Allemands tuaient par les coups, la faim, le froid, le travail. Il fallait survivre.

Le soir, après l'appel, l'on se réunissait par groupes. Moi, je faisais partie d'un groupe de Français (communistes, juifs). Nous parlions essentiellement de nourriture. Un jour, un déporté est arrivé avec une gauloise bleue et nous avons été 20 à tirer dessus. A la nuit tombée, nous devions rester dans les blocks. Il était interdit de sortir la nuit.

Certains kommandos travaillaient à l'extérieur avec des «Zivic Arbeiter» (civils). Ainsi, nous connaissions les nouvelles de l'évolution de la guerre et de la situation militaire. Ces informations nous procuraient des moments d'espoir. Deux événements ont fait grand bruit dans tout le camp : l'assassinat de Philippe HENRIOT et le débarquement du 6 juin 1944.

J'ai effectué plusieurs séjours au «Krankenhaus», où les malades sont soignés par des médecins déportés. Un médecin, le docteur Garfunkel, m'a plusieurs fois averti de l'imminence de sélections (envoi de malades à la chambre à gaz). Je quittais alors rapidement cet endroit pour regagner le kommando. Vers l'automne 1944, j'ai été réaffecté à mon ancien kommando Bahnhof.

Mais ce kommando, qui comptait avant ma réintégration 600 détenus, avait été réduit. Je me suis alors retrouvé dans un kommando d'environ une trentaine de déportés. Il s'agissait uniquement de détenus allemands ou polonais non juifs qui recevaient des colis de chez eux. De ce fait, beaucoup d'entre eux dédaignaient la soupe et ils me donnaient leur ration.




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